Radial Engineering Tonebone PZ-Pre - AudioFanzine
Radial Engineering Tonebone PZ-Pre
Catégorie :
Constructeur :
Distributeur :
N/A
Prix neuf moyen :
N/A
Argus :
N/A

Par Will Zégal (was billyboy) le 09/04/2008
Test du PZ-PRE de Radial
Eau et gaz à tous les étages
PZ PRE

Rappelons, le PZ Pre est un préampli double entrées. Le premier choix qu'il offre est de brancher dessus deux instruments avec possibilité de switcher de l'un à l'autre ou un unique instrument muni de deux sorties que l'on mélangera. Ce réglage se fait par un petit switch atteignable avec un objet pointu par un petit trou sur le côté droit de la carcasse. La solution deux instruments permet d'utiliser le PZ Pre pour l'utilisation d'un instrument secondaire. La solution du mélange sera précieuse pour ceux qui ont par exemple une guitare munie d'un piezzo et d'un micro rosace indépendants. Notons au passage qu'on dispose d'un inverseur de phase (en façade), au cas où... Un second switch similaire permet d'enclencher sur une des entrées un préampli spécifique pour les instruments munis uniquement d'un piezzo sans préampli intégré. N'ayant pas de tel instrument sous la main, je n'ai pas pu tester cette fonction.

La sélection d'entrée se fait logiquement par un footswitch accompagné de deux diodes assez brillantes, l'une jaune, l'autre rouge, permettant de visualiser l'entrée activée. Au-dessus de ce switch, on trouve les deux potentiomètres rotatifs de volume de chaque entrée. Ils procurent un réglage précis et on trouve aisément l'équilibre entre les deux entrées. On remarque au passage que malgré l'encombrement et probablement le coût supplémentaire de deux potards, cette solution est plus agréable et précise qu'un potard de balance, particulièrement en situation de scène où l'on peut changer le volume d'un instrument sans toucher à l'autre.

Côté

On dispose également d'un filtre coupe bas lequel peut être désactivé ou être réglé sur 80 ou 200 Hz. À ceci s'ajoute un filtre notch pourvu d'un switch à trois positions (off, normal et profond) et un potard pour sélectionner la fréquence . Rappelons que ces filtres, brutalement creusés sur une fréquence étroite, servent à chasser le larsen. On note une petite curiosité : le switch est identifié ‘Notch Q’ alors qu'il semble plutôt destiné à régler le gain de la fréquence de coupure plutôt que la largeur de celle-ci. Le filtre est efficace et permet apparemment de couper une fréquence problématique sans trop déséquilibrer le son.

Puisqu'on parle de filtres, évoquons l'égalisation assurée par un 3 bandes. Graves et aigus avec simple réglage de gain et médium semi-paramétrique (fréquence et gain). Même avec des réglages extrêmes, il ne détimbre pas le son qui conserve son naturel (pour peu que le son d'un piezzo le soit). Les aigus peuvent être poussés jusqu'à l'agressivité sans devenir criards, tandis que les graves peuvent apporter beaucoup de corps à un instrument qui en est dépourvu (comme un dulcimer) sans susciter le côté cotonneux que donnent souvent des accentuations importantes dans ces fréquences. Quant au médium, il permet vraiment de sculpter le son avec précision, peut-être même un peu trop. On aurait pu à la rigueur souhaiter qu'il travaille sur une bande légèrement plus large. Mais c'est vraiment histoire de dire que rien n'est parfait en ce bas monde parce que l'égaliseur est d'une belle efficacité et très musical. C'est indéniablement un des nombreux points forts de ce produit.

Le dernier potard concerne le volume du boost. En effet, un des footswitchs permet au choix (réglage par switch trois positions) d'enclencher un boost, la boucle d'effets ou les deux. Là encore, c'est ergonomique et efficace.

Le dernier footswitch est un mute général qui coupe toutes les sorties sauf l'accordeur. Pas grand chose à dire à ce sujet sauf que la sortie a la puissance parfaite pour donner une bonne réactivité et précision à l'accordeur (quels que soient les réglages effectués). Vu la qualité du reste, on ne se serait pas attendu à ce que le PZ Pre faillisse sur ce détail, mais autant le préciser, car c'est le genre de faiblesse pourrait être vraiment ennuyeuse à l'usage.